mardi 30 avril 2013

retour sur l'exposition Jacques Demy à la Cinémathèque





"Une grêve et l'amour. L'idée, c'est qu'il fallait toujours ce battre : pour vivre, pour avoir un salaire décent, ou pour garder son amour, et qu'on en crève. On meurt d'amour, on meurt pour des idées, ce sont des gens passionnés, et je voulais faire Une chambre en ville sur la passion qu'on met dans la vie jusqu'à l'absurde."
Jacques Demy




Je suis un peu paralysée pour décrire expliquer, simplement dire les choses, submergée par un enjeu imaginaire, ou la pression ne vient souvent, comme ici que de moi. J'ai reporté ce petit compte-rendu car je ne voyais pas comment arriver à bien le faire... Cette exposition couvre bel et bien le Demy-monde. Elle est vive et colorée, il y a un peu de tout, mais on voudrait qu'il y en ai plus, encore et encore, forcément. Peut-être, toutefois qu'on ne perçoit pas assez la noirceur derrière le rêve et la magie des dialogues et images ? 




Alors finalement je me vois plus ici comme une passeuse, donner à voir, à lire ce qui m'a particulièrement touchée. Des photographies, la retranscription de la lettre de Camille Taboulay envoyé à Jacques Demy, (dont le Cinéma enchanté de Jacques Demy, me semble le mieux approcher cet univers), Un extrait de L'image-tempsde Gilles Deleuze et quelques vidéos.

La Peau d'âne.


Lettre de Camille Taboulay qui ouvre et ferme le documentaire d'Agnès Varda, L'univers de Jacques Demy :

Eté 1990.
Monsieur,

Voila des années que j'hésite à écrire cette lettre, je voulais grandir afin qu'elle ne fut pas trop maladroite et enfantine. Je me décide aujourd'hui, et pourtant je sais qu'elle le saura. Renoir à écrit dans "Ma vie et mes films" : le public est reconnaissant à l'auteur de lui avoir dévoiler que l'escalier de son immeuble peut parfois le mener au château de la Belle au Bois dormant. Vos film mon tant appris, que je vous dois cette lettre, comme l'expression de ma reconnaissance. J'ai appris par vos films à regarder la vie en superposant une volonté d'enchantement à la lucidité acide. Oui vos film exhortent à se précipiter dans la rue pour la repeindre du regard. J'ai aimé la vie grâce à vos films parce qu'elle y est à la fois exaltée et percée à jour, cruelle et enchanté. Vos films donnent le gout du bonheur, le plaisir d'attendre, la force d'attente, en étant attentif à tout. C'est l'attente qui est magnifique, pourrait être, finalement, l'exergue de Lola. 
Vous êtes un cinéaste réellement originale et neuf, parce que personne comme vous, n'a fait une salade si harmonieuse d'inclinations différentes, pour la peinture, ma musique, la poésie, la parole des cafés, les contes de fées, la critique social, l'opéra, les musicals américains, le voyage exotique et le voyage intérieur. Vous exprimez un monde à la fois juste et réinventé. Une réalité simple et brodée. Je me saoule de vos films. Pardonnez cette lettre ivre, je voulais simplement vous dire merci.

Camille








Peinture de Leonor Fini (inspiration Peau d'âne)







Gilles Deleuze - L'image-temps - Cinéma 2 - P. 91

" Tati sécrétait son  propre onirisme, et réfrénait tout mouvement de comédie musicale qui pouvait en sortir, au profit de figures sonores et visuelles capables de constituer un nouvel op'art, un nouveau son'art. C'est Jacques Demy qui renoue, non pas avec la comédie musicale, mais avec un opéra chanté, un opéra populaire, dit-il. Il renoue peut-être avec ce qu'il y avait de plus originale chez Renée Clair, quand la situation devenait pur décor valant pour lui-même, tandis que l'action faisait place à un ballet populaire chanté, où les groupes et les personnages se poursuivaient, se croisaient, jouaient au furet et aux quatre coins. On assiste chez Demy à des situations optiques et sonores incarnées par les décors-descriptions colorés et qui ne se prolongent plus dans des actions, mais dans des chants opérant en quelque sorte un "décrochage", un "décalage", de l'action. On retrouve les deux niveaux : d'une part, des situations sensorio-motrices définies par la ville, son peuple, ses classes, les relations actions et passions des personnages. Mais d'autre part, et plus profondément, la ville se confond avec ce qui fait décor en elle, passage Pommeraye ; et l'action chantée devient un mouvement de ville et de classes, où les personnages se croisent sans se connaître, ou bien au contraire se retrouvent, s'opposent, s'unissent, se brassent et se séparent dans une situation purement optique et sonore qui trace autour d'elle un rêve impliqué, "cercle enchanté" ou véritable "enchantement"30. Comme chez Lewis et chez Tati, c'est le décor qui remplace la situation, et le chassé-croisée qui remplace l'action.

30. Dès "Lola" (que Demy avait conçu comme une comédie chantée), Claude Ollier notait ces croisements ou recoupements de personnages, et ces "décalages" de l'action : Souvenirs Ecran, p. 42. De même, dans "Une chambre en ville", Jacques Fieschi note les scènes qui entrecroisent les personnages dans l'appartement de la colonelle, comme dans un "cercle enchanté" qui déborde la narration ; et Dominique Rinieri insiste sur l'autonomie picturale du décor, et le "décrochage de l'action" dans la musique (cf. Cinématographe, n°82, octobre 1982).

Demy Fa Sol Sol Ré Do




Il faut essayer d'être heureux
Il faut que nous gardions de nos derniers moments
Un souvenir plus beau que tout, un souvenir qui nous aidera à vivre.

dimanche 28 avril 2013

rose choquant

Cela fait un certain temps que j'ai envie de me teindre les cheveux en rose. J'ai sauté le pas aujourd'hui avec une teinture semi-permanente qui durera peu de temps. Je l'ai acheté sur amazon : la nuance Shocking pink de la marque Stargazer.

C'est super facile d'utilisation (la notice est très claire avec une version en français). La couleur ressemble bien à celle du visuel de la boite...




J'ai mis une bonne couche de crème hydratante sur le contour du cuir chevelu.





Couleur biologique, avant application.





Juste après l'application.





Après 30 minutes de pose et un shampoing.





Résultat, avec flash.





Au réveil.





Au soleil.





Verdict : je n'aime pas trop cette couleur, je pense que cela sera mieux dans 2 shampoings, une fois éclairci. Cela me faisait la même chose avec le roux, ou je ne supportais pas le côté trop soutenu la première semaine. Si je le refais je choisirais un rose plus doux ou alors fluo, mais pas une nuance qui tire sur le violet comme le fuchsia disons.. En tout cas je suis contente de la prise de la couleur, j'avais une peu peur que, même si mon blond est clair, cela ne soit pas suffisant et que la couleur ne ce fixe pas bien.

samedi 27 avril 2013

Chaussures : ma vie, mon oeuvre (tennis) # 1



J'en possède 11 paires : 8 plutôt printemps/été & 3 plutôt automne/hiver. Vous pouvez découvrir mes 4 paires préférées à mes pieds en photographies. La description suit le sens des photographies dans le sens des aiguilles d'une montre, à partie de celle du milieu à gauche. Sur pourquoi comment... pas une foule de chose à dire, si ce n'est que mettre des tennis, c'est vraiment récent pour moi, comme le port de pantalons. Je mets les deux en relation, car pour le moment, je ne me vois pas les porter avec une robe...



♥ Les petites fleurs simples
Ma première paire vient de la boutique TEXTI de Le Touquet, acheter je crois en 2010 pour 5 euros environ. On en trouvais (trouve ?) des similaires chez Tati. Je les ai pas mal portées (mais pas pour marcher longtemps) et elles ont plutôt bien tenues le coup.



 Les Bensimon en Liberty Besty Rose 
Les Bensimon en Liberty Ellie Ruth Bleu
J'ai ensuite plonger dans le Liberty. J'ai achetée les deux paires Bensimon à quelques jours d'intervalle il y a 3 ans. Chacune pour 25 euros, si je me souviens bien. J'aime beaucoup les chaussures Bensimon, d'autant plus que j'ai perdu un peu en largeur de pied et ainsi ce modèle, qui avant était trop juste est parfaitement ajusté. En solde, elles ne sont pas trop chères, résistantes et en Liberty, cela devient irrésistible (je me suis pas mal retenue de ne pas m'en acheter d'autres à l'époque, et encore aujourd'hui quand j'en croise).



La troisième paire en Liberty, date de l'année dernière (30 euros). C'est un de mes motifs Liberty préférés. J'étais très contente de les trouver. J'aurais préféré trouver des sandales ou d'autre type de chaussures plus en accord avec mon adorable sac Brontibay dans le même tissu, mais cela n'est pas très grave, elle me plaise beaucoup.

Achetées dans une boutique du côté des Halles (Paris) pour 8 euros, l'année dernière. Rien de fou ici juste la bonne couleur à un prix très raisonnable. Comme je suis une hystérique du camaïeu, je voulais des chaussures de la même nuance  de vert qu'une des mes tenues préférées : pantalon vert , robe courte blanche et gilet blanc à coeurs verts. Comme je ne vais les mettre qu'avec cette tenue, je ne voulais pas mettre beaucoup d'argent. Après un petit périple je les ai trouvées, c'est parfait.


Je les ai commandées sur le site de cette marque anglaise que j'affectionnes beaucoup. C'était à l'occasion de promotion l'année dernière, pour 25 euros frais d'envois compris. J'avais un peu peur pour le choix de la taille (il n'y avait pas plus grand que 41) et comme le retour pour l'Angleterre n'était pas gratuit, j'ai un peu hésité, et puis je me suis lancée, je ne le regrette pas, elle taille parfaitement. Ai-je besoin de dire que je les adore ?


Achetées, toujours l'été dernier, pendant les soldes pour 24 euros. Comme pour les vertes, l'origine de l'achat est de finaliser une silhouette à base de rayures rouges/blanches (robe et sac, voir quand je ne peux m'en empêcher un cardigan assorti). Je trouve que cela me fait de tous petits pieds, c'est chouette. Sans compter les petites cerises, signe de la marque.


Achetées, il y a peu à Nantes, la nuance de rose est vive et tendre en même temps. Je ne pouvais pas résister. Elles ont coûtées 35 euros


Une de mes paires de chaussures préférées, j'adore cette nuance de marron. Je les ai prises en 42 pour être sur que mon pied y soit bien. J'ai eu raison. Elle m'a coûtée assez cher, et elle était pourtant bien soldée : 48,30 euros, frais d'envoi compris mais je ne le regrette pas car elles sont d'une super qualité, confortables et aussi jolies qu'elles apparaissaient sur le site. Boden est typiquement le genre de marque dans laquelle je m'habillerais de pied en cap si j'avais de l'argent. Tant de jolis vêtements...

Trouvées, encore, l'été dernier en promotion dans une boutique du côté de Bastille (Paris) pour 20 euros. C'est un cadeau de mes parents. Cela m'a permis d'assouvir mon envie de chevrons (je trouve cela élégant). Seul bémol, je n'ai jamais trouvé de manteau, dans ce motif, que je me voyais bien porter avec.


Une paire que j'ai beaucoup désirée, mais dont le prix 58 euros m'arrêtait. Je les ai eu lors des soldes d'hiver dans la boutique de Saint-Germain-des-Près (Paris) pour 30 euros. Le marron à longtemps été ma couleur préférée, et j'adore l'associer à du rose. Un seul petit bémol : j'aurais trouvé cela plus joli que la semelle en élastomère soit en un marron plus raccord avec celle de la tige en Nubuck.




Voila pour les Tennis c'est fait. Pour l'introduction de cette saga c'est ici. Pour la suite (sandales) c'est bientôt.

vendredi 26 avril 2013

Chaussures : ma vie, mon oeuvre : introduction



Et dire qu'il n'y a pas si longtemps (5 ans) je devais avoir maximum, toutes catégories confondues, 10 paires... Aujourd'hui, Je ne sais pas combien j'ai de chaussures, mais je pense dans les 70 paires... On pourra faire le point à la fin des 6 chapitres de cette saga, qui pourront être un peu aléatoire (ex : les sandales à talons seront rangées dans le C. IV).

I : Les tennis
II : Les sandales
III : Les plates
IV : Les talons
V : Les montantes
VI : les autres

J'ai commencé à m'acheter plus de chaussures (et plus de tout...) quand j'ai commencé à travailler. Mais cela restait raisonnable je pense : une paire estivale et une paire hivernale (sandales versus ballerines généralement). Cela est devenu un peu hors de contrôle quand j'ai d'une part découvert la joie de l'achat en ligne et d'autre part quand j'ai arrêté avec mon complexe grand pied. Je chausse suivant les marques/modèles du 41, 41 et demi, 42, et même comme cela pour certains modèle mon pied ne rentre pas... Donc cela me décourageais vite, surtout que je n'aime pas vraiment faire les magasins quand cela demande de l'interaction avec des personnes, et pour les chaussures, il y a passage obligé avec unE vendeurSE. L'achat en ligne a tout changé : possibilité de pouvoir trouver tous les modèles, à sa taille présumée, et de profiter de promotion à peu prêt constante, en sachant que je n'hésite jamais à renvoyer. Ainsi je ne considère plus comme avant que trouver une paire de souliers c'est hors de propos. Comme pour la mode, c'est en désir en perpétuelle renouvellement, on la notion de besoin est sans cesse réévaluer.

Si je fait ce bilan c'est aussi pour me rappeler l'étendu de mes possessions et m'aider à me "contenter" de tout cela, car je n'ai plus les moyens de continuer cette folle épopée.

Rendez-vous demain pour le premier chapitre : Les Tennis...

La vie ne me fait pas peur... # 01



J'aime beaucoup la rubrique En vrac du blog Les dessous de Marine, je me suis dit que l'adapter ici serait une bonne idée : chaque vendredi, je présenterais ma semaine avec une photographie légendée par jour. 
Le titre de cette rubrique, 7 moments/7 jours reprend le titre d'un de mes films préférés : La vie ne me fait pas peur. C'est plutôt tout l'inverse pour moi, on frôle l'imposture... Mais au delà de cet enthousiasme, le système de l'amitié décrit me parle beaucoup, la saturation des sentiments me ressemble, l'esthétique me ravit.









♥ samedi 20 avril
Revoir Bibi.







♥ dimanche 21 avril

Réagir face à l'homohobie.







♥ lundi 22 avril

Lire à l'ombre de cerisiers.







♥ mardi 23 avril

Un bel anniversaire pour Noisette.







 mercredi 24 avril


Lendemain de fête : vaisselle.






♥ jeudi 25 avril


Sous la couette.





♥ vendredi 26 avril

Manger des fraises.